En tant que professionnels de santé de première ligne, les médecins généralistes, assistantes médicales et infirmières en pratique avancée occupent une position stratégique dans la prévention des cancers. Leur intervention peut faire toute la différence entre un diagnostic précoce salvateur et une prise en charge tardive aux conséquences parfois dramatiques.
Le dépistage : un outil puissant de prévention
Le dépistage organisé des cancers n’est pas seulement un outil de détection précoce : c’est avant tout un formidable moyen de prévention. Lorsqu’il est réalisé régulièrement et selon les recommandations, il permet dans de nombreux cas :
- D’éviter l’apparition de la maladie en détectant et traitant des lésions précancéreuses (polypes colorectaux, lésions précancéreuses du col de l’utérus)
- De détecter les cancers à un stade très précoce, souvent asymptomatique, où les taux de guérison dépassent 90%
- De réduire considérablement la lourdeur des traitements nécessaires
- De diminuer la mortalité liée à ces cancers de manière significative
Un simple rappel de votre part lors d’une consultation ou d’un contact téléphonique peut lever les principaux freins au dépistage (oubli, peur, idées reçues) et littéralement sauver des vies.
Il est à noter que les pharmaciens peuvent également délivrer les kits et les IDEL doivent inciter leur patients à aller se faire dépister.
Les trois dépistages organisés : vos actions concrètes
| Cancer | Public Cible | Fréquence et Modalité | Votre Rôle Primordial |
| Colorectal | Hommes et femmes de 50 à 74 ans (risque modéré) | Tous les 2 ans : Test immunologique (kit à remettre par vous ou par la pharmacie) | Évaluer le risque, remettre le kit, expliquer la procédure et l’importance d’un résultat positif (coloscopie) |
| Sein | Femmes de 50 à 74 ans (risque modéré) | Tous les 2 ans : Mammographie et examen clinique (pris en charge à 100%) | Inciter vivement à prendre le rendez-vous chez le radiologue agréé et s’assurer de l’absence de symptômes |
| Col de l’utérus | Femmes de 25 à 65 ans | 25-29 ans : Examen cytologique, à 1 an puis 3 ans après les 2 premiers tests normaux 30-65 ans : Test HPV-HR tous les 5 ans (3 ans après le dernier examen cytologique normal) | Réaliser le prélèvement cervico-utérin ou orienter vers une sage-femme/gynécologue. Rappeler que la vaccination HPV ne dispense pas du dépistage |
Mobilisons-nous ensemble
Chaque jour, vous avez l’opportunité d’aborder le sujet du dépistage avec vos patients. Un mot d’encouragement, une explication claire, la remise d’un kit : ces gestes simples ont un impact considérable sur la santé publique.
Ensemble, nous avons le pouvoir de faire la différence.
Merci pour votre engagement quotidien au service de la santé de nos patients.



