Pour la première fois à l’échelle du département, l’ensemble des acteurs économiques du Vaucluse se rassemble le mardi 13 octobre 2026 de 18h30 à 21h Palais des Princes – Cours Pourtoules à Orange.
Une soirée dédiée aux dirigeants et professionnels libéraux, y compris du secteur de la santé, pour anticiper et réussir la cession ou la transmission de leur activité.
Pourquoi ce sujet concerne les professionnels de santé ?
En France, une part importante des médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes ou sages-femmes exercent en libéral. Ils sont à la fois soignants et dirigeants de leur activité : ils gèrent un cabinet, des locaux, du matériel, parfois une patientèle, des contrats et, dans certains cas, des salariés (secrétaires, assistants médicaux, collaborateurs…).
Certains pharmaciens rencontrent également des difficultés à trouver un repreneur de leur officine.
Lorsqu’ils approchent de la retraite ou souhaitent changer de projet, la transmission de leur activité est un enjeu majeur. Pourtant, beaucoup l’anticipent peu, alors qu’une transmission se prépare souvent plusieurs années à l’avance.
Un enjeu de santé publique
La transmission d’un cabinet de santé ne concerne pas seulement le professionnel qui part.
Elle permet de :
- maintenir une offre de soins sur le territoire ;
- éviter la fermeture de cabinets et les ruptures de parcours pour les patients ;
- faciliter l’installation des jeunes professionnels ;
- préserver des emplois lorsqu’il existe des salariés.
Pour une CPTS, c’est un sujet directement lié à ses missions d’accès aux soins et d’organisation territoriale.
Des exemples concrets
Les infirmiers libéraux sont particulièrement concernés.
Un cabinet infirmier peut comprendre plusieurs associés, employer une secrétaire ou un coordinateur, disposer d’un local professionnel et d’une organisation complexe. Lorsqu’un associé souhaite partir à la retraite, la question n’est pas uniquement de céder une patientèle : il faut transmettre une structure, organiser la reprise des contrats, accompagner les associés et assurer la continuité des soins.
La même problématique existe chez les médecins généralistes, les kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes, les orthophonistes ou les sages-femmes.
Aspect démographique
Le renouvellement des professionnels de santé libéraux constitue un enjeu majeur.
En France
De nombreuses professions sont confrontées au vieillissement de leurs effectifs, tandis que les besoins en soins augmentent avec le vieillissement de la population. Au-delà de l’installation de nouveaux professionnels, la transmission des cabinets libéraux devient un levier essentiel pour maintenir une offre de soins de proximité. Les données de la DREES et de l’Assurance Maladie montrent que la démographie des professionnels de santé est suivie de près, notamment par âge, territoire et mode d’exercice.
Dans le Vaucluse
L’enjeu est particulièrement concret. Le département compte plusieurs centaines de médecins généralistes et plus d’un millier d’infirmiers, mais comme ailleurs, de nombreux professionnels approchent de l’âge de la retraite. Assurer la reprise des cabinets est donc un facteur déterminant pour éviter des ruptures dans l’accès aux soins et accompagner l’installation des nouvelles générations.
C’est pourquoi la transmission d’un cabinet ne relève pas uniquement d’une question patrimoniale ou entrepreneuriale. Elle participe directement à la continuité des soins sur le territoire. Pour une CPTS, sensibiliser les professionnels de santé à ces enjeux, les informer et les orienter vers les acteurs compétents constitue une action pleinement cohérente avec ses missions d’amélioration de l’accès aux soins.
« Derrière chaque cabinet qui ferme faute de repreneur, ce sont parfois plusieurs milliers de patients qui perdent leur professionnel de santé. »
Le lien avec la CPTS Synapse
La CPTS peut ainsi porter un message fort :
« Anticiper la transmission d’un cabinet libéral, c’est contribuer à maintenir une offre de soins de proximité. En tant que partenaire de cette soirée, la CPTS Synapse souhaite sensibiliser les professionnels de santé à un sujet qui dépasse la seule dimension économique : préparer la relève, c’est aussi préserver l’accès aux soins pour les habitants du territoire. »
Ce positionnement est cohérent avec les missions des CPTS, qui cherchent à favoriser le maintien de l’offre de soins et l’installation de nouveaux professionnels sur leur territoire
Pourquoi participer à cette soirée ?
Même si l’événement est organisé par des acteurs du monde économique, les thèmes abordés sont totalement transposables aux professions libérales :
- préparer sa retraite ;
- évaluer son activité ;
- trouver un repreneur ;
- sécuriser juridiquement et fiscalement la transmission ;
- connaître les dispositifs d’accompagnement.
C’est aussi l’occasion d’échanger avec des experts qui accompagnent les dirigeants dans ces étapes.
Qu’est-ce qu’une chambre consulaire ?
Une chambre consulaire est un établissement public qui représente et accompagne les entreprises.
Il en existe trois principales :
- la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) pour les commerçants, entreprises de services et d’industrie ;
- la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) pour les artisans ;
- la Chambre d’agriculture pour les exploitants agricoles.
Les professions libérales de santé ne dépendent pas d’une chambre consulaire comme les artisans ou les commerçants. En revanche, elles peuvent tout à fait bénéficier de nombreux dispositifs d’information et d’accompagnement proposés par ces organismes ou par leurs partenaires, notamment sur les questions de transmission d’activité.




